La porte à Dispositif actionné de sécurité se caractérise par une fermeture automatique et par un système de retenue en position ouverte asservi à une détection incendie. Un ensemble de matériaux et équipements à définir selon le type de porte, son degré de résistance au feu et sa destination.

Pour assurer un niveau de sécurité suffisant dans un bâtiment, faciliter l’évacuation des personnes en cas d’incendie et l’intervention des secours, la réglementation française impose de prendre des dispositions constructives adéquates. Elles imposent notamment de faire contenir un feu dans le local où il a pris naissance pendant une certaine durée. Parmi ces mesures, le compartimentage des volumes est prédominant. Il se traduit notamment par la présence de parois et de portes présentant des performances de résistance au feu pare-flammes ou coupe-feu, ces dernières devant être fermées en cas d’incendie pour assurer leur fonction. En France, les portes résistant au feu sont répertoriées en trois modes distincts. Le mode 0 regroupe les portes normalement fermées sans système de re-fermeture, donc munies d’éléments de quincaillerie classiques (paumelles, serrures, poignées…) Le mode 1 concerne les portes normalement fermées, équipées de surcroît d’un système de re-fermeture automatique du type ferme-porte, pivot ou rail. Enfin, les portes qui doivent pouvoir être maintenues ouvertes en situation normale pour des raisons d’exploitation (par exemple, en hôpital) sont dites de mode 2. Outre la fermeture du mode 1, elles sont obligatoirement équipées d’un système de retenue électrique – généralement, une ventouse électromagnétique – qui libère la porte en cas de feu, celle-ci se refermant alors. Ces dernières portes sont rangées dans la catégorie des DAS (2). Elles relèvent à ce titre de la norme NF S 61-937.

Battante, coulissante ou rideau

La norme définit trois types de portes DAS à fermeture automatique. La porte battante, « à vantail simple ou double pivotant autour d’un axe latéral vertical, équipée d’un dispositif de fermeture et d’un dispositif de retenue commandable ou d’un dispositif de fermeture débrayable et commandable ». Les portes à va-et-vient entrent dans cette catégorie. Puis la porte coulissante, « à translation horizontale et à vantail simple ou multiple, articulée ou non, équipée d’un dispositif de fermeture et d’un dispositif de retenue commandable ». Enfin, le rideau ou la porte à dévêtissement vertical, « un dispositif à fermeture automatique à translation verticale dans le plan de la baie à obturer, avec enroulement (rideau) ou sans enroulement (porte à dévêtissement vertical, horizontale ou verticale en position ouverte) ». Selon les prescriptions de la norme, une porte DAS est en position de sécurité fermée, sa position d’attente étant quelconque mais généralement ouverte. Son mode de fermeture est à énergie intrinsèque : l’énergie assurant le passage en position de sécurité est délivrée par un système à énergie potentielle mécanique incorporé, par exemple fonctionnant par gravité ou par ressort. Toute motorisation est interdite pour fermer une porte DAS.

Un système de retenue à rupture ou émission de courant

Si elle se ferme automatiquement en cas d’alerte feu, elle doit pouvoir se rouvrir manuellement, pour permettre l’évacuation d’une personne éventuellement coincée dans cette zone de compartimentage. Et elle doit se refermer automatiquement après cette ouverture manuelle, pour garantir l’impossibilité de réarmement involontaire. Le système électrique assurant la retenue et la « libération » de la porte fonctionne en mode télé­commandé – nécessité d’un ordre extérieur pour passer en position de sécurité – auto­commandé (pas d’obligation d’ordre extérieur), ou télé­commandé et autocommandé (dispositif comprenant les deux modes). Le déclenchement se faisant au choix par émission ou rupture de courant, en 24 ou en 48 V, selon la conception du Système de sécurité incendie (SSI) auquel la porte DAS est asservie (imposition des réglementations sur la sécurité incendie dans les bâtiments). L’émission est basée sur l’absence de courant en mode normal et l’envoi du courant sur détection pour passage en mode sécurité. À l’inverse, la rupture repose sur une circulation de courant en mode normal et une interruption sur détection. Les IGH fonctionnent surtout en mode émission pour des raisons de coût. Au-delà de la norme qui définit ses caractéristiques techniques, une porte DAS doit ensuite ­répondre aux exigences des diverses réglementations selon sa destination.

Certification

La porte coupe-feu correspond à un point de circulation dans une paroi coupe-feu. Il doit donc y avoir correspondance entre leur résistance au feu. Pour attester de leur résistance au feu, les portes coupe-feu ont un marquage spécifique (étiquette) apposé sur le champ (tranche). Ce marquage certifie que l'ensemble porte et bâti a été construit selon des spécifications testées en laboratoire certificateur, pour assurer une protection optimale et une résistance au feu homogène pour une durée donnée (le degré de coupe-feu).

La performance feu d’un bloc-porte se caractérise par sa capacité à résister au feu pendant une durée déterminée. Il en résulte des classements obtenus lors d’essais réalisés par des laboratoires agréés selon des protocoles normalisés.

La Communauté Européenne, dans le cadre de sa politique de libre circulation des produits, a créé un Comité Européen de Normalisation. Ce comité travaille depuis de nombreuses années à l’élaboration de normes Européennes harmonisées, permettant entre autre d’évaluer les performances de résistance au feu. Ce standard commun à tous les pays de la communauté permet d’afficher les performances des produits de façon identique, il s’agit du classement Européen El.

L’Arrêté du 22 mars 2004, modifié par l’arrêté du 14 mars 2011, a imposé les nouvelles méthodes d’essai et de classification Européennes, NF EN 1634-1 et NF EN 13501-2. Ainsi, depuis le 1er avril 2004, les blocs-portes sont obligatoirement testés selon ces normes Européennes. Il précise également les modes de preuve exigés sur le territoire français:

•Un procès-verbal en cours de validité, au moment du dépôt du permis de construire ou de l’autorisation de travaux, établi par un laboratoire français agréé CSTB ou Efectis

•Un certificat de conformité à la marque NF, délivré par un organisme certificateur (Afnor ou FCBA) ex. : la certification “NF BLOCS PORTES INTÉRIEURS”, classement FASTE, gérée par l’Institut technologique FCBA

•Un avis de chantier établi par un laboratoire agréé, pour une construction identifiée.

Validité des procès-verbaux : L’arrêté a introduit une période de validité des procès-verbaux des blocs-portes, émis selon les indices de classement français CF et PF, ils sont valides pendant une durée de 10 ans à compter du 1er avril 2004, soit jusqu’au 1er avril 2014.

Pour tous les dépôts de permis de construire ou d’autorisation de travaux postérieurs au 1er avril 2014, seul le classement El sera applicable.

Classification Française

PF : Pare-Flammes, l’élément est stable au feu et évite, durant le temps indiqué, la propagation, du côté non sinistré, des gaz de combustion et des fumées.

CF : Coupe-Feu, l’élément est pare-flammes et évite, durant le temps indiqué, la propagation de la chaleur du côté non sinistré. Ces performances sont exprimées en heure ou fraction d’heure.

Classification Européenne

E : Etanchéité au feu, c’ est l’aptitude d’un élément de construction ayant une fonction de compartimentage à résister à une exposition au feu sur un seul côté sans transmission au côté non exposé du fait du passage de quantités importantes de flammes ou de gaz chauds du feu vers le côté non exposé. Ils peuvent entraîner l’allumage soit de la surface non exposée au feu soit d’un matériau adjacent à cette surface.

I : Isolation thermique, c’est l’aptitude de l’élément de construction à résister à une exposition au feu sur un seul côté sans le transmettre par suite d’un transfert de chaleur important depuis le côté exposé vers le côté non exposé. La transmission doit être limitée de façon à ne pas enflammer la surface non exposée ni aucun matériau dans le voisinage immédiat de celle-ci (toujours utilisé en complément d’une classification E.

L’arrêté du 22 mars 2004 établit la correspondance entre les classements selon les normes européennes (E ou EI) et les exigences des règlements de sécurité incendie mentionnées suivant la classification Française.

La norme fixe ainsi les conditions dans lesquelles une opération sera réalisée, un objet exécuté, un produit élaboré, un service rendu. La norme peut aussi s’entendre comme un document de référence sur un sujet donné, dont il reflète l’état de l’art, de la technique, et du savoir-faire. Elle fixe les caractéristiques d’un produit, un service, une organisation, des méthodes de fabrication, d’analyses d’essais ou de contrôle qui peuvent s’appliquer à un produit, une activité ou à un résultat à atteindre.

En France, l’activité de normalisation est aujourd’hui définie et régie par le décret N°2009-697 du 16 juin 2009 en vertu duquel « la normalisation est une activité d’intérêt général qui a pour objet de fournir des documents de référence élaborés de manière consensuelle par toutes les parties intéressées, portant sur des règles, des caractéristiques, des recommandations, ou des exemples de bonnes pratiques, relatives à des produits, à des services, à des méthodes, à des processus ou à des organisations. Elle vise à encourager le développement économique et l’innovation tout en prenant en compte des objectifs de développement durable. »

L’entreprise qui souhaite se conformer à une norme doit d’abord l’acheter. Seules les normes rendues d’application obligatoire par les pouvoirs publics sont accessibles gratuitement sur le site internet d’AFNOR.

L’AFNOR est une association de droit privé avec des prérogatives de puissance publique. La vente de normes est, quant à elle, une activité commerciale.

En Europe, l’activité de normalisation se déroule sous l’égide du Comité européen de normalisation (CEN). Conformément aux règles du CEN, les normes européennes approuvées sont systématiquement reprises par les organismes membres dans leur collection nationale. Ainsi, l’association AFNOR, dans la collection de normes françaises, reprend les normes européennes sous la référence NF EN. Il en va de même pour les autres organismes européens membres du CEN tels que le DIN allemand qui les reprend dans sa collection nationale sous la référence DIN EN ou la BSI britannique sous la référence BS EN. Aujourd’hui, plus de 80 % des normes sont d’origine européenne.

Au niveau international, c’est l’organisation internationale de normalisation ISO qui est l’instance officielle de normalisation. Contrairement à ce qui se passe au niveau européen, les normes françaises peuvent coexister avec les normes internationales. Les normes internationales ISO ne sont pas systématiquement reprises dans la collection de normes nationales des membres de l’ISO.

Marquage CE des portes extérieures et industrielles résistantes au feu

Les fermetures résistantes au feu sont des produits de sécurité intégrés au bâtiment. Elles sont soumises aux normes européennes harmonisées au titre du Règlement Produits de Construction (RCP). Ce réglement UE instaure l’obligation de marquage CE pour les produits de construction mis sur le marché couverts par une norme européenne harmonisée. Le Marquage CE des portes résistantes au feu est désormais obligatoire.

Le marquage CE, qu’est-ce que c’est ?

« Le marquage « CE » figure sur la majorité des produits non alimentaires. Il matérialise l’engagement du fabricant du produit sur sa conformité aux exigences fixées par la réglementation communautaire. Il doit être apposé avant qu’un produit ne soit mis sur le marché européen. »

En établissant la Déclaration des Performances (DoP) et en apposant le marquage CE, le fabricant assume la responsabilité de la conformité du produit qu’il met sur le marché.

Le marquage CE des portes résistantes au feu

Le marquage CE des portes et fermetures résistantes au feu est régi par la norme harmonisée EN 16034 qui

s’applique aux fermetures, manuelles ou motorisées, suivantes:

  • blocs-portes industriels, commerciaux et/ou de garage, portes coulissantes…

  • blocs-portes piétons intérieurs et extérieurs.

Néanmoins, cette norme EN 16034 ne peut s’appliquer que conjointement avec une norme produit complémentaire.

A ce jour, le marquage CE est obligatoire à partir du 01/11/2019 et concerne les :

  • Portes industrielles et coulissantes coupe-feu (suivant norme produit européenne EN 13241),

  • Blocs-portes extérieurs coupe-feu pour piétons (suivant norme produit européenne EN 14351-1).

Pour le marquage CE des blocs-portes coupe-feu intérieurs (EN 14351-2), la date de mise en application n’est toujours pas fixée. Il ne s’applique donc pas pour l’instant. L’ensemble de nos procès verbaux validés en France restent donc toujours d’actualité.

Rappel sur les blocs-portes DAS des fermetures résistantes au feu

Le marquage CE ne couvre qu’une partie des caractéristiques du produit conformément à la norme EN 16034. Et il ne couvre pas les conditions de compatibilité des portes avec les systèmes de sécurité incendie (SSI) telles qu’exigées par la réglementation française. Les homologations des blocs-portes DAS suivant la norme NF S 61-937 doivent donc toujours être fournies.

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